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Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a surpris l’opinion publique lors de son discours de vœux pour la nouvelle année, en annonçant le départ des forces françaises de la Côte d’Ivoire. Cette décision marque une étape importante dans les relations entre Paris et Abidjan, symbolisant une volonté accrue de souveraineté militaire et de confiance en la capacité

Le président Ouattara a insisté sur le caractère planifié et coordonné de ce retrait, loin d’être un départ accéléré ou imposé. Dès ce mois de janvier, le 43ᵉ bataillon d’infanterie de Marine basé à Port-Bouët sera rétrocédé à l’armée ivoirienne, et portera désormais un nouveau nom. Ce changement s’accompagne d’une réorganisation visant à renforcer la défense

« Je suis pleinement confiant dans la capacité de notre armée à assurer la sécurité de notre pays », a déclaré Alassane Ouattara, mettant en avant les progrès réalisés par les forces.

Cette annonce intervient dans un contexte où la présence militaire française en Afrique de l’Ouest est de plus en plus remise en question. Moins de deux mois auparavant, Jean-Marie Bockel, envoyé personnel du président Emmanuel Macron pour l’Afrique, affirmait pourtant qu’aucun chef d’État africain n’avait exprimé de demande explicite pour un retrait.

Cependant, la Côte d’Ivoire semble s’inscrire dans une dynamique de rééquilibrage des relations franco-africaines, à l’image des récentes décisions similaires au Mali et au Burkina Faso. Dans un climat de montée des aspirations souverainistes sur le continent, le départ des troupes françaises pourrait être perçu comme un signal fort d’émancipation et de confiance en la solution.

Ce retrait marque un tournant historique pour la Côte d’Ivoire. Il offre à l’armée nationale l’opportunité de démontrer son autonomie et sa capacité à relever les défis sécuritaires, notamment face aux menaces transfrontalières et

Pour Paris, cette décision pourrait également marquer une redéfinition de son engagement en Afrique, passant d’un rôle de présence militaire directe aux partenariats stratégiques dans des domaines comme la formation et la coopération.

Avec cette décision, Alassane Ouattara réaffirme son ambition de voir la Côte d’Ivoire jouer un rôle de leader dans une Afrique de l’Ouest en pleine transformation. Il reste à voir comment cette transition sera perçue par les Ivoiriens et quels en seront les impacts sur la stabilité régional

Yankhouba Thiam