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Lors de son interrogatoire par la Division des investigations criminelles (DIC), Khardiata Tandian a admis son implication dans une affaire de falsification de document. Elle a déclaré avoir agi seule, sans complice, et a assumé la responsabilité de ses actes. « Je n’ai aucun complice. J’ai agi toute seule dans cette affaire. D’ailleurs, c’est moi-même qui ai déposé le document au FAISE pour ne pas impliquer une autre personne », a-t-elle affirmé.

Une décision motivée par la précarité
Khardiata Tandian a justifié son geste par sa situation personnelle difficile. Après sa sortie de prison, elle s’est retrouvée sans emploi, confrontée à des défis financiers et familiaux pressants. « J’ai agi de la sorte parce que, suite à ma sortie de prison, je suis restée sans emploi depuis lors. Je ne pouvais plus rester à la maison sans rien faire, car ma mère est malade », a-t-elle expliqué. Elle a également précisé avoir choisi le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE) en raison de ses missions similaires à celles de l’Asepex, une institution qu’elle connaissait probablement.

Une demande de pardon et de clémence
Consciente de la gravité de ses actes, Khardiata Tandian a exprimé des regrets et a sollicité la clémence des autorités. « Je demande pardon et sollicite la clémence. C’était une erreur », a-t-elle déclaré. Son aveu et son appel à la miséricorde reflètent une prise de conscience des conséquences de ses actions, tout en mettant en lumière les circonstances personnelles qui l’ont poussée à commettre cet acte illégal.

Les accusations portées contre elle
Khardiata Tandian est accusée d’avoir falsifié une lettre attribuée au Premier ministre Ousmane Sonko. Ce document, qu’elle a déposé au FAISE, demandait à l’administrateur du fonds de la nommer conseillère spéciale et directrice de l’appui à l’investissement et aux projets. Une telle falsification, si elle est avérée, constitue une infraction grave, susceptible de porter atteinte à la crédibilité des institutions et des personnalités publiques.

Une affaire qui soulève des questions
Cette affaire met en lumière plusieurs enjeux, notamment la précarité économique et sociale qui peut pousser des individus à commettre des actes désespérés. Elle interroge également sur les mécanismes de contrôle et de vérification des documents au sein des institutions publiques, ainsi que sur les mesures d’accompagnement pour les personnes en situation de vulnérabilité après leur sortie de prison.

En conclusion, si Khardiata Tandian a reconnu sa responsabilité et exprimé des regrets, son cas rappelle la nécessité de renforcer les systèmes de soutien social et professionnel pour éviter que des situations de détresse ne conduisent à des actes illégaux. L’issue de cette affaire dépendra désormais de la justice, qui devra trancher entre la gravité des faits et les circonstances atténuantes invoquées par l’accusée.

Yankhouba Thiam