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Madiambal DIAGNE, Maimouna Ndour FAYE et Babacar FALL ont ceci en commun: ils sont tous les trois journalistes et quel que soit leur pedigree, ils sont bien connus de la scène médiatique du Sénégal.
Après son audience au tribunal de Versailles suite à son interpellation conséquence d’un mandat d’arrêt international lancé par Dakar, le fugitif Madiambal DIAGNE s’est donné en spectacle assisté de son avocat devant 2 pelés et 3 tondus acquis à sa cause. La magie des réseaux sociaux aidant, sa petite vidéo est devenue virale lui attribuant ainsi un moment de gloire.
Il doit revoir le juge le 4 novembre 2025 et d’ici là, Madiambal doit bétonner son dossier et c’est là que la magie opère.
Interviewer un fugitif sous le coup d’un mandat d’arrêt international et de surcroît le jour de son audience préliminaire, audience de laquelle il ressort libre de tout mouvement et se fend de déclaration politique, c’est faire un joli pied de nez à la justice sénégalaise.
Faut-il laisser faire? C’est courir le risque d’encourager l’impunité et donc de s’affaiblir d’avantage.
Faut-il l’interdire? C’est ajouter une corde à l’arc de Madiambal car, en bon manipulateur, il n’hésiterait pas à retourner la situation en évoquant une persécution des journalistes d’opposition. Ça pèse lourd dans le dossier et naturellement avantagerait à Madiambal. C’est un choix cornélien devant l’appareil judiciaire de l’Etat Sénégalais.
C’est une belle paire de manche que Madiambal vient de gagner.
D’aucuns diraient que notre État est faible car Madiambal ne devait pas sortir du pays. Aucune frontière au monde n’est hermétique. Malgré leur mur construit sur la frontière, les USA sont toujours submergés par les clandestins, malgré une surveillance accrue des coréens du nord arrivent à regagner le sud et pour ce qui est de la complicité, elle a toujours existé depuis la nuit des temps et les exemples ne manquent pas.
Nous avons engagé une révolution que 54% des sénégalais approuvent devant 46%. La tâche ne n’est pas mince et pour triompher elle requiert le concours de tous car l’adversaire, même si faible institutionnellement (et encore!), est financièrement puissant.
Dame COUNDOUL