Chères militantes du département de GUEDIAWAYE.
Chers journalistes, Je voudrais, avant d’aborder les sujets au centre de notre mobilisation, vous saluer et vous remercier d’avoir honoré de votre présence cette rencontre. Cela traduit, on ne le dira jamais assez, la profondeur de votre attachement aux causes Justes qui sont le terreau de tout engagement politique, entendu comme participation responsable à la gestion d’une société organisée.
Chères femmes du département, c’est dans ce cadre qu’il sied d’inscrire le parti pris, pour le sacerdoce républicain, de milliers de femmes sénégalaises valeureuses, aux services tant des communautés de base que de la Nation. Malheureusement, à contre-courant de cette dynamique,
conforme à tout point de vue avec nos réalités ancestrales et modernes de vertus inspirées par les femmes, pour le salut de tous, il se trouve des hommes, ringardisés dans un patriarcat sociologiquement et historiquement suranné, qui veulent nous ramener à l’état de bestialité.
Oui, chacun d’entre nous l’a aisément deviné, je veux parler de la récente agression inouïe et sauvage sur notre consœur. l’Honorable députée, Ami NDIAYE, maire de la commune de Ngiby. Le Sénégal et le monde entier ont été témoins d’une violence physique incroyable sur cette brave dame dont le tort n’a été que d’exprimer, somme toute logique dans une l’Assemblée nationale sacrée et consacrée, sa liberté d’expression et d’opinion libre. « Personne n’est plus arrogant
envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité » disait Simone de Beauvoir ! Quelle vérité !
Seulement, la lumineuse Simone avait oublié celui-là qui, de sa débordante virilité, s’acharne sur une femme ! Il est beaucoup plus arrogant, beaucoup plus agressif et beaucoup plus méprisant! En vérité, ne pas condamner cette forfaiture, c’est se rendre
complice d’un attentat, j’allais dire de plus et de trop, à la dignité des femmes, à la dignité humaine tout court. Me vient, en effet, à l’esprit ces propos pleins de sagesse et de gravité, de l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi ANNAN – je le cite: << La violence à l’égard des femmes est peut-être la violation des droits de l’homme la plus honteuse et peut-
être la plus répandue »>. C’est pourquoi, Chères militantes et militants, nous tenons à porter à haute et intelligible voix notre soutien sans réserve à l’Honorable député, Ami NDIAYE, à qui nous souhaitons
prompt rétablissement. En revanche, nous nous joignons à toutes les femmes et les hommes épris de justice pour demander que les deux députés de Yewwi ASKANWI impliqués dans cette agression bestiale soient traduits devant les juridictions nationales. Nous exigeons d’ailleurs plus de diligence judiciaire dans cette affaire qui relève du délit, conformément au
règlement intérieur de l’Assemblée Nationale. Nous, femmes du département de Guédiawaye exigeons que la loi s’applique dans toute sa rigueur.
Chers camarades, chères femmes, Sanctionner pénalement ces deux députés fossoyeurs de la démocratie et du leadership féminin, est un acte de salubrité publique non seulement pour la Nation, mais également pour la dignité de notre représentation nationale qui, fort heureusement regorge de ressources humaines engagées, travailleuses et consciencieuses.
Nous, femmes du département de Guédiawaye, adressons nos vives félicitations aux députés qui ont œuvré d’arrache-pied dans les commissions techniques et voté le budget de l’exercice 2023.
Nous, femmes militantes de Guédiawaye, nous réitérons notre entier dévouement et totale loyauté au Président Macky SALL, dont la politique et l’action en faveur du leadership féminin constitue, à n’en point douter, un modèle en son genre.
https://www.youtube.com/watch?v=H2DAJ1kTbCo
