Le rappel profite aux croyants dit-on, l’histoire retiendra que Macky Sall est le président qui a mis à terre toutes nos institutions. Il n’a jamais été question pour lui de renforcer l’Etat de droit comme il le prétendait dès son accession à la magistrature suprême. Son seul objectif inavoué est de régner tout seul sur le trône d’un pouvoir hypertrophié. Les sénégalais viennent de découvrir tardivement son esprit machiavélique et méchant. Mais le président Abdoulaye Wade, nous avait prévenu de son comportement rancunier et avide. Le président Macky Sall est le principal architecte de ce climat hostile sur la scène politique sénégalaise. Depuis l’accession au pouvoir du président Macky Sall en 2012, la démocratie sénégalaise qui jadis était citée en exemple en Afrique de l’Ouest ne cesse de régresser à cause d’actes et de méthodes d’une autre époque parrainés par le premier des sénégalais et ses collaborateurs. Le constat est saillant. Montesquieu a raison de dire: « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ». Il a instrumentalisé la justice pour satisfaire son « libido » qui est d’essayer de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ». On s’aperçoit de près que Macky Sall ne s’en cache plus, il s’adonne comme mission de décapiter tout opposition à son régime maléfique. Pour illustration, sur une liste d’une cinquantaine de personnes déférées à la CREI (Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite), seul Wade fils était la cible à abattre, car considéré comme un potentiel adversaire politique, peut-être même le plus redoutable. Les sénégalais sont témoins oculaires de ceux qui s’en suivent. Il n’abdique pas de ses projets nauséabonds contre la démocratie. Il expérimentera le même schéma pour effacer sur les listes électorales le nom du maire de Dakar d’alors, M. Khalifa Ababacar Sall. Bien vrai que la Cour de la CEDEAO ait décelé d’énormes incongruités sur la procédure judiciaire particulièrement le non-respect du droit de la défense de l’ancien maire de Dakar. L’Etat du Sénégal fera fi de toutes ses réticences des institutions sous régionales pour mettre en branle les désidératas de Macky Sall. À quelques mois des joutes électorales, aucun leader de l’opposition n’est encore certain de solliciter le suffrage des sénégalais à l’élection présidentielle du 25 février 2024. Ce qui est une véritable aberration dans un État de droit. Ce qui est cocasses d’ailleurs, Macky Sall et ses partisans ne s’en cachent plus et se donnent comme souhait le plus ardent de freiner le leader des Patriotes. Les dossiers judiciaires ourdis figent de partout. Les sénégalais ont compris le jeu de Macky Sall qui se cache toujours derrière la justice pour éliminer ses adversaires politiques. Face à toutes ses forfaitures, la résistance est un droit. L’Etat de droit continue d’en pâtir et Macky Sall demeure le seul et unique parrain de cette grande méforme de notre démocratie. Les patriotes et les sénégalais épris de justice feront face à toute tentative de liquidation du président Pr. Ousmane Sonko. La justice se rend au nom du peuple. Les récents événements extériorisent à suffisance que les populations ont déjà fait leur choix. Les citoyens défendront la justice. Et la meilleure façon de marquer notre opposition est de résister face à l’oppression. Le Pr. Ousmane Sonko a raison de faire recours à son droit à la résistance. Dans un contexte où Macky Sall et son régime sont sociologiquement minoritaires et minorisés, ils doivent savoir raison garder et pacifier l’espace politique. Sinon, comme l’a dit le président Ousmane Sonko « les sénégalais iront le sortir du palais ». N’est-ce pas la souveraineté appartient au peuple? S’il touche le principal leader de l’opposition, inéluctablement, son régime sera anéanti. Les partisans alimentaires ont raison de s’offusquer face à leur gouvernance agonisante. Bakary Sakho, responsable départemental JPS Guediawaye, membre du secrétariat national chargé des opérations électorales et co-responsable de l’appareil électoral de Pastef
