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Litige foncier oppose depuis plus de dix ans les habitants de la cité HAMO 456 / AKD et un promoteur autour d’un terrain situé dans la zone. Ce différend, qui refait surface aujourd’hui, suscite une forte mobilisation des populations locales qui s’opposent catégoriquement à toute tentative de récupération du site. Pour les habitants, il s’agit d’un espace vital pour la communauté et son aménagement ne peut être décidé sans leur consentement.
Face à cette situation, une large partie de la population s’est mobilisée spontanément pour exprimer son refus. Les imams, les Badianou Gokh, les jeunes et plusieurs notables du quartier se sont unis pour défendre ce terrain qu’ils considèrent comme un bien commun indispensable. Cette mobilisation traduit la détermination des habitants à faire face à ce qu’ils qualifient de “prédateurs fonciers”, prêts à s’opposer fermement à toute tentative d’expropriation.
Selon les témoignages recueillis, notamment celui de Chérif Ibrahima Aidara, ce litige remonte à plus d’une décennie sans qu’une solution définitive n’ait été trouvée. Les populations estiment que l’État doit désormais assumer pleinement ses responsabilités afin de clarifier la situation et éviter une escalade des tensions. Elles appellent les autorités à intervenir rapidement pour mettre fin à cette incertitude juridique et sociale.
Au-delà du conflit foncier, les habitants soulignent l’importance stratégique de ce terrain pour la communauté. En période d’inondations, l’espace sert de zone de drainage naturelle, permettant de réduire les impacts des eaux dans les quartiers environnants. Il est également utilisé pour l’organisation d’événements religieux et communautaires, renforçant ainsi son rôle social et culturel.
Face à ce qu’ils considèrent comme une menace directe à leur cadre de vie, les populations de HAMO 456 et des cités environnantes affirment être prêtes à se mobiliser davantage si aucune solution n’est trouvée. Elles lancent un appel pressant à l’État pour qu’il prenne ses responsabilités et intervienne afin d’apaiser la situation, tout en préservant les intérêts des communautés locales.