Le Centre Hospitalier National Cheikh Ahmadoul Khadim est aujourd’hui un pôle essentiel dans la lutte contre le cancer au Sénégal. Son service d’oncologie-radiothérapie enregistre en moyenne dix nouveaux cas de cancer chaque jour, une statistique alarmante qui met en lumière l’ampleur du fléau dans le pays.
Un afflux de patients face à une capacité limitée
La fermeture de l’hôpital Aristide Le Dantec, qui était l’un des plus grands centres de traitement du cancer au Sénégal, a eu un impact significatif sur la prise en charge des malades. De nombreux patients se sont retrouvés sans solution immédiate, contraints de se tourner vers d’autres structures hospitalières déjà sous pression.
Le Centre Hospitalier National Cheikh Ahmadoul Khadim, bien qu’équipé pour assurer la prise en charge de ces patients, doit faire face à un afflux important qui dépasse parfois ses capacités. Le besoin en personnel qualifié, en infrastructures et en équipements est de plus en plus pressant.
Des difficultés techniques au niveau de Dalal Jamm
L’hôpital Dalal Jamm, autre centre de référence pour la radiothérapie, rencontre actuellement des problèmes techniques avec sa machine de radiothérapie. Cette situation complique davantage la prise en charge des patients qui doivent souvent patienter longtemps pour accéder aux soins nécessaires.
Ces perturbations soulignent l’urgence d’investir davantage dans les infrastructures de santé et d’assurer un meilleur suivi technique des équipements médicaux. Sans une intervention rapide des autorités sanitaires, le risque est grand de voir une aggravation des cas de cancer faute de traitements adaptés.
Des mesures à prendre pour améliorer la prise en charge
Face à ces difficultés, il devient impératif de renforcer les capacités des centres de traitement du cancer au Sénégal. Parmi les solutions envisageables, on peut citer :
L’accélération des travaux de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec afin de rétablir une offre de soins suffisante.
La maintenance régulière des équipements de radiothérapie pour éviter des interruptions de service.
L’augmentation des financements pour le recrutement et la formation de spécialistes en oncologie.
Le développement de nouvelles infrastructures de soins pour décongestionner les centres actuels.
Le combat contre le cancer n’est pas seulement une question de santé publique, mais un véritable enjeu de société. Il est essentiel que l’ensemble des acteurs, de l’État aux partenaires privés, se mobilisent pour garantir un accès aux soins efficace et accessible à tous les patients atteints de cancer au Sénégal.
Yankhouba Thiam
