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La Coupe d’Afrique des Nations vient de s’achever sur un sacre historique : le Sénégal, déjà champion en titre, conserve son trophée face au pays hôte, le Maroc, dans une finale à couper le souffle. Les Lions de la Téranga écrivent une nouvelle page dorée de leur légende, confirmant leur statut de puissance footballistique incontournable du continent.

Une régularité impressionnante
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les quatre dernières éditions de la CAN, le Sénégal a atteint trois finales et en a remporté deux. Une constance au plus haut niveau qui témoigne de la maturité, de la qualité et de la mentalité d’une génération exceptionnelle menée par des leaders comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et un gardien devenu héros national : Édouard Mendy.

La minute de vérité : Mendy, la foi et le salut
La finale a tenu en haleine tout un continent, mais un moment cristallise à lui seul toutes les émotions vécues par les supporters sénégalais. Alors que le Maroc obtenait un penalty en pleine période décisive, le destin du match semblait basculer.

Dans un témoignage poignant, le gardien Édouard Mendy a raconté cet instant critique : « Quand le penalty a été accordé, j’ai récité le Coran et j’ai demandé l’aide de Dieu. Je l’ai sauvé. J’ai levé les yeux vers le ciel et j’ai dit : ‘C’est par ta grâce, ô Allah' ».

Une confession qui révèle bien plus qu’une simple prouesse sportive : la force de la foi, l’humilité face à l’instant décisif, et cette conviction que parfois, le destin dépasse la simple technique. « Je crois que tout est entre les mains de Dieu, il contrôle tout », ajoutait Mendy, résumant la ferveur et la spiritualité qui accompagnent souvent ces grands rendez-vous.

Un double exploit historique
Cette victoire est doublement historique :

Le Sénégal rejoint le cercle très fermé des nations ayant conservé leur titre de champion d’Afrique.

Il a triomphé en terre marocaine, devant un public majoritairement hostile, face à une équipe locale portée par tout un pays.

L’avenir s’écrit en vert, jaune et rouge
Avec cette deuxième étoile, le Sénégal assoit définitivement son hégémonie africaine. La transition entre les anciens (comme Mané) et les nouveaux talents semble déjà bien engagée, laissant présager une permanence au sommet.

Quant à Édouard Mendy, son arrêt décisif et ses mots empreints de spiritualité entreront dans la mythologie du football sénégalais. Ils rappellent qu’au-delà du sport, ces compétitions continentales sont aussi le théâtre d’histoires humaines, de foi et de destin.

Chapeau bas, Lions de la Téranga ! L’Afrique a un roi, et il s’appelle le Sénégal.

Yankhouba Thiam