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Ce vendredi 21 février, Ousmane Sonko, Premier ministre, s’est présenté à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des députés. Dans un contexte marqué par des tensions sociales persistantes, il a réaffirmé son engagement à redresser la situation du pays tout en appelant au dialogue pour apaiser les esprits.

Devant les représentants de la nation, Ousmane Sonko a rappelé l’importance de la liberté d’association, notamment celle des travailleurs à s’organiser pour défendre leurs droits. « La liberté d’association est consacrée, particulièrement celle des travailleurs de s’organiser pour défendre leurs intérêts matériels et moraux. Je suis bien placé pour le comprendre, pour avoir dirigé pendant deux mandats un syndicat », a-t-il déclaré, soulignant son expérience passée dans le domaine syndical.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’un dialogue constructif pour résoudre les conflits sociaux. « La meilleure formule, c’est de s’organiser, et, en tant qu’État, nous nous engageons à dialoguer, à écouter et à trouver des solutions. Nous y travaillons tous les jours », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la tenue d’une première édition du dialogue social le 27 février prochain, qualifiée de « sincère et franche », dans le but d’aboutir à un pacte de stabilité.

Cependant, Ousmane Sonko a également tenu à marquer les limites de cette approche conciliante. « Nous serons flexibles, mais nous serons fermes et intransigeants sur certaines revendications qui ne sont pas raisonnables », a-t-il prévenu. Cette déclaration témoigne de sa volonté de trouver un équilibre entre écoute et fermeté, dans un contexte où les tensions sociales risquent de fragiliser davantage la situation économique et politique du pays.

En conclusion, le Premier ministre a réaffirmé sa détermination à redresser le pays, tout en appelant à la responsabilité de tous les acteurs sociaux. Son discours, à la fois conciliant et ferme, reflète la complexité des défis auxquels le gouvernement est confronté. Le prochain dialogue social, prévu pour le 27 février, sera un test crucial pour mesurer la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente et à œuvrer ensemble pour la stabilité du pays.

Yankhouba Thiam