En application des articles 85 de la Constitution et 92 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko se présente ce 14 avril 2025 devant les députés de la 15e législature pour une séance de questions d’actualité. Cette intervention, la deuxième depuis son allocution du 21 février, illustre le contrôle parlementaire continu de l’action gouvernementale, inspiré du modèle français depuis la réforme
Initialement prévue la semaine dernière, mais reportée en hommage au Khalife général des Layènes, cette session obéit à des règles strictes. Dix députés interrogeront le gouvernement selon une répartition définie par la Conférence des présidents : huit du groupe majoritaire Pastef-Les Patriotes, un du groupe d’opposition Takku Wallu Sénégal et un non-inscrit. Chaque question, limitée à trois minutes, doit porter sur des faits datant d’au moins un mois et être soumise une heure avant la session.
Malgré ces dispositions, l’opposition exprime son désaccord. Le groupe Takku-Walu, habituellement autorisé à poser deux questions, boycotte la session, suivi par certains députés non-inscrits. En conséquence, seules quatorze questions seront posées : dix par Pastef et quatre par des indépendants.
Promouvoir la transparence à travers un dialogue direct entre l’exécutif et le législatif.
Apporter des éclaircissements sur des dossiers récents tels que la politique économique, la sécurité et les réformes sociales.
Évaluer la cohésion parlementaire dans un contexte marqué par les contestations de l’opposition.
Alors que le président de l’Assemblée nationale ouvrira la session par un rappel des règles, l’attention sera portée sur les réponses d’Ousmane Sonko. Sa capacité à convaincre ou rassurer pourrait influencer l’agenda politique des mois à venir.
Yankhouba Thiam
