Le vendredi 25 avril 2025, la petite commune de La Grand-Combe (Gard) a été le théâtre d’un crime d’une rare violence. Aboubakar Cissé, un jeune Malien de 22 ans, a été sauvagement assassiné dans la mosquée Khadidja, où il venait régulièrement prier et aider à l’entretien. L’auteur des faits, toujours en fuite, a porté plus de 40 coups de couteau à sa victime avant de filmer son agonie en proférant des insultes islamophobes .
Les faits : un acte d’une extrême brutalité
Aboubakar Cissé était arrivé tôt ce matin-là pour préparer la mosquée avant la prière du vendredi. Selon les images de vidéosurveillance, il a été rejoint par un homme qui, après avoir simulé la prière, a sorti un couteau à longue lame et l’a frappé à plusieurs reprises avec « une très grande froideur .
Le meurtrier, identifié comme Olivier H., un Français d’origine bosnienne de 20 ans sans antécédents judiciaires, a ensuite filmé sa victime agonisante en insultant Allah : « Je l’ai fait, ton Allah de merde .La vidéo, partagée sur les réseaux sociaux avant d’être supprimée, montre un acte prémédité et d’une cruauté inouïe .
Une victime appréciée de tous
Aboubakar, originaire du Mali, était une figure respectée dans cette ancienne cité minière marquée par la pauvreté. Il avait obtenu un CAP en maçonnerie et se rendait quotidiennement à la mosquée, où il aidait bénévolement .Son assassinat a provoqué une onde de choc dans la communauté locale, où des milliers de personnes ont rendu hommage lors d’une marche blanche .
Une enquête sous haute tension
Les autorités, mobilisant plus de 70 enquêteurs, recherchent activement le suspect, décrit comme « potentiellement extrêmement dangereux » par le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini .La piste d’un crime islamophobe est privilégiée, bien que d’autres motivations soient envisagées .
Réactions politiques et appels à l’unité
Le président Emmanuel Macron a condamné fermement cet acte, affirmant que « le racisme et la haine en raison de la religion n’auront jamais leur place en France .Le Premier ministre François Bayrou a qualifié le meurtre d’« ignominie islamophobe », tandis que le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé un renforcement de la sécurité autour des mosquées .
Le meurtre d’Aboubakar Cissé rappelle tragiquement la persistance de la haine religieuse en France. Alors que la nation se rassemble pour dénoncer cette violence, la question de la protection des lieux de culte et de la lutte contre l’islamophobie reste plus que jamais d’actualité.
Yankhouba Thiam
